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RÉFÉRENTIELS MÉTIERS DE LA BRANCHE DU NUMÉRIQUE, DE L’INGÉNIERIE, DES ÉTUDES ET DU CONSEIL ET DE L’ÉVÉNEMENT

75 Pour revenir à la question des Québécois au sein du Canada, comme ils ne constituent pas la majorité des citoyens canadiens, il est loin d’être garanti que le processus législatif d’un Canada démocratique produise des décisions qui leur soient toujours favorables. D’où l’argument nationaliste selon lequel la souveraineté est le meilleur moyen pour les Québécois de se soustraire à la tyrannie potentielle de la majorité (un argument qui tient mal la route à la lumière des invitations à appuyer leur projet que les souverainistes ont lancées à répétition aux communautés minoritaires du Québec). Mais il y a une façon de procéder, qui fait appel à une approche démocratique plus patriotique, où la formulation des politiques est réalisée dans la mesure du possible par la conversation, dans une perspective de rapprochement et de conciliation. Selon le degré de réussite de cette démarche, on peut éviter le comptage des votes, méthode limitée à caractère hautement antipolitique.

76 Les nationalistes québécois ne devraient pas non plus oublier les importants avantages instrumentaux que procure le fait de partager un pays avec d’autres. Aucun nationaliste qui tient à l’épanouissement de sa culture ne peut manquer de reconnaître les bénéfices associés à l’existence de sources multiples—fédérales autant que provinciales—de financement public pour les arts Tularosa ROBE MAXI AVERY d2v6xM
, ou le fait que les contributions de Radio-Québec à la culture québécoise ont été pendant longtemps plutôt modestes comparativement à celles de Radio-Canada. De plus, la perte des Nordiques de Québec, l’une des deux équipes de la lnh de la province, nous rappelle que la nation est constamment menacée par la concurrence du marché libre. C’est donc un avantage non négligeable de faire partie d’un pays qui est assez grand pour être membre du groupe économique regroupant les huit pays les plus industrialisés et qui est en mesure d’appliquer des pressions significatives lors des négociations avec d’autres pays sur des questions touchant le commerce et diverses activités économiques. Ajoutons à cela le fait qu’un Québec indépendant qui ferait usage de la monnaie canadienne aurait un droit de regard réduit sur les politiques monétaires qui le concernent, car il n’aurait plus aucun représentant au sein de la Banque du Canada. Et qu’en serait-il, enfin, de l’influence des Québécois sur le reste du Canada? Une préoccupation pour le devenir des Canadiens français vivant en dehors de la province, dont le nombre s’élève à presque un million, ne devrait-elle pas compter parmi les responsabilités primordiales de la nation québécoise? Ou ses membres préféreraient-ils, à l’instar des signataires français du traité de Paris, faire figure de lâcheurs 92 ?

77 Cependant, il n’existe pas d’argument décisif sur cette question, et on pourrait trouver autant d’arguments à l’appui de la position contraire. Mais si je suis d’avis qu’un Québec demeurant au sein du Canada aurait davantage à offrir aux nationalistes québécois qu’un scénario privilégiant la séparation, nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de discuter de cette question tant que la nation québécoise n’a pas obtenu une reconnaissance officielle inscrite dans la constitution, ce qui constitue un préalable fondamental. D’ici à ce que cela se produise, aucun nationaliste qui se respecte n’acceptera de prendre en considération le moindre des arguments présentés ci-dessus. Dans ces circonstances, les exigences en apparence insatiables des Québécois pour une plus grande décentralisation des pouvoirs d’Ottawa vers la ville de Québec sont entièrement compréhensibles. Au risque de me répéter, je dirais que la reconnaissance demandée ne pourra être accordée dans le cadre d’un fédéralisme renouvelé que si les Québécois de même que tous les autres Canadiens tendent vers cet objectif en adoptant une démarche que j’ai qualifiée de patriotique, c’est-à-dire en entreprenant une conversation axée vers la conciliation. Au moment d’écrire ces lignes, le sentiment souverainiste est au plus bas, ce qui rend le climat particulièrement propice à ce type de démarche. Mais il faudrait méconnaître complètement l’histoire contemporaine du Québec pour supposer que ce climat va se maintenir éternellement. C’est pourquoi il faudrait commencer la conversation dès maintenant.

Dans la LCPE, le principe de précaution ou de prudence est défini comme suit: «en cas de risques de dommages graves ou irréversibles à l’environnement, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement». Le principe est défini dans le préambule et dans le dispositif de la LCPE, qui établit aussi que le gouvernement est tenu d’appliquer ce principe lorsqu’il administre la LCPE et que le Comité consultatif national doit en tenir compte lorsqu’il donne des conseils et fait des recommandations. De plus, le principe doit être appliqué au cours des examens préalables et d’autres examens et de l’évaluation de leurs résultats. Puisque ce principe peut être interprété de différentes façons, le gouvernement a publié en 2003 le document directeur intitulé Cadre d’application de la précaution dans un processus décisionnel scientifique en gestion du risque .

REACH s’appuie explicitement sur le principe de précaution et contient également des directives précises sur son application. Par exemple, si les preuves scientifiques sont empreintes d’incertitude, l’évaluation de sécurité doit être basée sur celles qui suscitent les plus fortes préoccupations. Par contre, les États-Unis ne considèrent pas le principe de précaution comme un fondement approprié pour une politique.

Qu’une loi fasse ou non mention explicitement du principe de précaution, il convient de noter que ce sont les éléments de son dispositif qui détermineront si la prudence est appliquée ou non en pratique. Le fait que les États-Unis ne mentionnent pas ce principe dans leurs lois alors que l’Europe le mentionne fréquemment a suscité une attention considérable. On a toutefois constaté que le degré relatif de prudence, en pratique, varie d’un cas à l’autre (22) . En ce qui concerne la gestion des produits chimiques toxiques, les problèmes signalés par le GAO donnent à penser que, dans la pratique, la mise en application de la TSCA aux États-Unis est moins prudente que celle du régime proposé dans le cadre de REACH.

La façon d’aborder la gestion des produits chimiques dans l’UE et aux États-Unis reflète aussi une divergence d’opinion marquée à propos des avantages des outils volontaires et obligatoires. Les États-Unis s’opposent généralement à une réglementation qui augmenterait les frais de l’industrie sans preuve évidente des avantages visés et ils favorisent plutôt un contexte réglementaire ouvert, qu’ils jugent plus favorable à l’innovation et à l’investissement. Le système américain s’appuie souvent sur des programmes volontaires et des encouragements qui incitent à la prise de mesures conformes à l’intérêt public (23) , par exemple le High Production Volume Challenge Program (programme concernant les substances produites en grandes quantités), le Voluntary Children’s Chemical Evaluation Program (programme volontaire d’évaluation des effets des substances chimiques sur les enfants), le Persistent, Bioaccumulative and Toxic Chemical Program (programme des produits toxiques persistants, bioaccumulables et toxiques), le Sustainable Futures Voluntary Pilot Project (projet pilote volontaire pour un avenir durable) et divers autres programmes qui génèrent certains renseignements sur les risques, l’exposition et les effets possibles pour ce qui est des substances toxiques (24) . Il faut noter que les U.S. Centers for Disease Control and Prevention (centres américains de lutte et de prévention contre les maladies) administrent un programme de biocontrôle exhaustif dont le troisième rapport biennal a été publié en 2005 (25) .

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Appel d’intellectuel(le)s pour l'organisation d'universités populaires antifascistes et de salons du livre antifasciste le 29 novembre

Pour beaucoup, le fascisme c'était hier, ailleurs, dans les livres. Et pourtant, les conditions semblent être réunies pour que se constituent dans plusieurs pays d'Europe – et notamment en France – des partis fascistes de type nouveau disposant d'une forte influence sur la société.

D'évidence les fascismes de notre temps ne sont pas les simples clones de leurs aînés. Il nous faut cependant regarder la réalité en face : ils sont là, présents, fidèles au rendez-vous de la crise économique, sociale et morale qui déchire le Vieux Continent. Ils tissent leur toile d'araignée, suscitent les ralliements, construisent les passerelles, cherchent leur ordre de bataille et aspirent au pouvoir.

En France, la filiation historique du Front national est sans ambiguïté. Bon gré, mal gré, avec ses contradictions et ses tentatives de dissimulation, le Front national plonge ses racines et puise ses références dans le refus des Lumières, chez les antidreyfusards, dans la France de Vichy et de la révolution nationale, chez les partisans de l'Algérie française et de son ordre colonial.

Mais il va également de soi que le bleu marine n'est pas seulement l'ombre des chemises noires du passé, c'est également et avant tout la résultante des conflits d’aujourd’hui. L’impact réel de ce fascisme moderne réside dans sa capacité à fournir à la rébellion contre le « système » à la fois une idéologie, une forme d’organisation et des adversaires en chair et en os : les étrangers, l’État-providence, le mondialisme, le mouvement syndical, le féminisme, le multiculturalisme et bien d'autres encore.

Il y a déjà vingt ans, l'historien américain Robert Paxton nous disait à propos du fascisme historique qu'il avait été mal compris, «».

Le fascisme combat à la fois l’«égoïsme» du patronat et celui des salariés, il se prétend le garant de la nation en prenant position contre les intérêts particuliers. Pour ce faire, il modifie constamment son programme, marie les contraires, balançant entre «anticapitalisme» et «libéralisme». C’est ainsi qu’il peut influencer différents secteurs de la population qui sentent leur mode de vie menacé, qui sont refoulés aux marges de la société et n’ont plus ni perspectives ni moyens d’existence à l’intérieur de la société telle qu’elle est. Il est à la fois parti des petits-bourgeois mécontents et parti des déclassés, parti d’ordre et parti de combat contre le système.

Le temps de la contre-offensive est venu : les forces doivent se rassembler pour répondre à la crise européenne.

Il ne suffit pourtant pas d'affirmer ce que l'on pressent. Il nous faut étudier les causes et les conséquences de la montée en puissance des extrêmes droites, tenter d'en comprendre les racines politiques, sociales, économiques, idéologiques ou historiques. Il nous faut décrypter la réalité de ces extrêmes droites pour la rendre intelligible au plus grand nombre.

Cela ne peut se faire que de manière plurielle et pluridisciplinaire.

C'est pourquoi, nous, éditeurs, libraires, instituts de recherches et auteurs nous avons décidé de nous rassembler afin de créer les conditions pour que partout, à l'occasion du prochain congrès du Front national à Lyon le 29 novembre, puissent s'organiser des universités populaires antifascistes et des salons du livre antifasciste.

Umberto Eco

Les premiers signataires:

Éditions Syllepse (Paris)

Éditions Al Dante (Marseille)

Éditions Page Deux (Lausanne)

M Editeur (Québec)

Centre d’études et de formation interprofessionnel Solidaires

Institut CGT d'histoire sociale

Institut de recherches de la FSU

Librairie Le Repaire d’Aubagne

Librairie Transit (Marseille)

La Librairie Nouvelle (Voiron)

Librairie La Brêche (Paris)

À l’encontre (Lausanne)

ContreTemps

Entre les lignes entre les mots

Fondation Copernic

Memorial 98

Transform

Panos Angelopoulos (traducteur)

Eliane Arav (journaliste, auteure)

Marc-André Batigne (directeur de la photographie)

Sophie Béroud (politiste, Université Lyon 2, ancienne membre du comité de rédaction de la revue Mauvais temps)

Jean Bigot (producteur de films)

Saïd Bouamama (sociologue)

Jacques Breitenstein (ancien animateur de Ras l'front et du comité de rédaction de la revue Mauvais temps)

Michel Briganti (co-auteur de La galaxie Dieudonné)

Bachir Ben Barka (universitaire, Belfort)

Fodil Chabbi (auteur-réalisateur)

France Coumian (documentaliste)

Didier Daenninckx (écrivain)

André Dechot (co-auteur de La galaxie Dieudonné)

Nicolas Elghozi (producteur)

Pascale Fautrier (écrivaine)

Franck Gaudichaud (maître de conférences, université de Grenoble)

Jean-Paul Gautier (historien, auteur de Les extrêmes droites en France)

Pascale Granel (directrice de la photographie)

Albert Herszkowicz (Mémorial 98)

Patrick Jean (cinéaste, réalisateur de documentaire)

Samy Joshua (universitaire)

Daniel Kupferstein (documentariste)

Patrick Le Tréhondat (éditeur, ancien animateur de Ras l'front)

Alain Nahum (réalisateur)

Hugues Pagan (écrivain)

Françoise Pécoup (ancienne animatrice de Ras l'front et du comité de rédaction de la revue Mauvais temps)

Roland Pfefferkorn (universitaire, auteur)

Richard Poulin (sociologue, université de Montréal)

Bernard Richard (documentariste, auteur de Mains brunes sur la ville)

Patrick Silberstein (éditeur, ancien animateur de Ras l'front)

Jean-Francois Téaldi (journaliste)

Marcel Trillat (documentariste et journaliste)

Anne Tristan (auteure de Au front, Ras l'front)

Gérard Vidal (photographe, réalisateur)

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